Le Codex Alimentarius

(Article tiré du site Agoravox.fr)

A partir du 1 janvier 2010, les directives européennes basées sur le « codex alimentarius » peuvent être appliquées sous peine de sanctions financières. lien

Le « codex alimentarius » a été créé en 1963 et par la FAO (Food and Agriculture Organisation) et l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) afin d’élaborer des normes alimentaires, et de protéger en principe la santé des consommateurs. lien

La commission du « codex alimentarius » n’a qu’une valeur consultative et n’a donc pas force de loi car elle émet uniquement des recommandations.

Pour que ces décisions soient applicables, il faut bien sûr une directive de l’union européenne.

Or celle-ci a été prise : elle est effective au 1 janvier 2010. lien même si certains continuent d’évoquer un hoax. lien

En tout cas, la résistance semble s’organiser, mais n’est-ce pas un peu tard ? lien

Quelles sont les décisions européennes ?

L’ajout des vitamines et des substances minérales sont interdits pour les denrées alimentaires non transformées, et les boissons alcoolisées, mais est autorisé pour les produits transformés. lien

Pour s’en assurer, il faut avoir la curiosité de lire les étiquettes, mais qui à la curiosité de le faire ? lien

Les OGM, sous certaines restrictions (étiquetage indiquant la présence d’OGM) sont autorisés dans l’Union Européenne. lien

Pour les pesticides, ce n’est guère mieux. lien

Robert Sturdy, l’un des rapporteurs propose de débaptiser le mot pesticide (parce qu’il fait peur) et de le remplacer par le terme « produit agrochimique ».

Il affirme que « les abeilles ne soufrent pas des pesticides, et que si on supprimait tous les pesticides, la production alimentaire chuterait de 20 à 50%. »

En attendant, les faits sont là : l’insecticide Cruiser a reçu un avis favorable gouvernemental. lien

Les antibiotiques même si certains ont été interdits, continuent d’être donnés aux animaux d’élevage, avec comme argument qu’ils auraient l’avantage d’accélérer leur croissance. lien

En tout cas, ces « antibiotiques de croissance » représentent un chiffre d’affaire de 14,5 Millions d’euros.

Une initiative pour un référendum européen à été lancé, et on peut signer la pétition sur ce lien

Les médecines alternatives telles que l’acupuncture, les médecines énergétiques, tibétaine ou autre sont aussi dans le collimateur.

C’est dommage pour l’acupuncture, et pour les médecines alternatives, dont l’efficacité a été mainte fois prouvée. lien

Déjà, en France, il est impossible de pratiquer l’acupuncture si l’on n’a pas un diplôme de médecin, alors qu’aux Etats Unis, et ailleurs, un acupuncteur non médecin peut tout à fait exercer son métier. lien

Devant les menaces qui planent, ELIANT (européenne alliance des initiatives issues de l’anthroposophie) lance une pétition en demandant à l’Europe de « respecter la liberté de choix des consommateurs ». lien

De nombreuses personnalités comme Jean Marie Pelt, Albert Jacquard, Pierre Rabhi l’ont déjà signée.

L’irradiation des fruits et légumes est autorisée. (Pour rassurer le consommateur, le mot utilisé est « ionisé »mais le résultat est le même)

On en connait pourtant les dangers. lien

Les avantages sont discutables : l’irradiation permet de prolonger la conservation des fruits et légumes, mais qui peut garantir que c’est sans danger pour le consommateur ?

La majorité des pommes de terre est aujourd’hui traitée par irradiation, ainsi que le consommateur peut le constater à la lecture des étiquettes. lien

Le principe de l’irradiation est simple : on bombarde à coup d’électrons les produits en s’assurant en principe qu’aucune radioactivité ne soit induite dans l’aliment traité.

Les opérateurs font cette opération à l’abri d’une paroi en béton.

Le produit radioactif peut être le cobalt 60, mais aussi le césium 137 : celui-là même que la centrale de Tchernobyl a rejeté en quantité sur notre sol. lien

Le césium 137 a une période de 30 ans.

C’est-à-dire qu’il perd la moitié de sa radioactivité au bout de 30 ans. lien

Autant dire qu’il est dangereux pour un siècle.

Thierry Folliard, naturopathe et ingénieur énergie-environnement a publié dans le mensuel « biocontact » un article reprochant à la FAO et l’AIEA d’autoriser l’irradiation des semences au but de les rendre « propres et saines », sans s’inquiéter des risques de mutation que pourrait provoquer cette irradiation nucléaire. lien

Pourtant l’AIEA et la FAO prétendent que leur but est désintéressé et ne vise qu’à développer un commerce plus équitable, afin de venir en aide aux paysans les plus démunis. lien

Pour le docteur Matthias Rath, le « codex alimentarius » ne sert pas les intérêts des consommateurs, mais plutôt celui des grandes multinationales de l’industrie alimentaire, de la pharmacie, ou de la biotechnologie. lien

Pour le docteur Rima Laibow, nous sommes clairement en danger. vidéo

Ces réactions sont peut-être exagérées pour certains, pour d’autres elles sont justifiées. lien

L’inquiétude est en tout cas grande dans le monde de la bio, et de nombreux réseaux commencent à s’inquiéter de ce « codex alimentarius », se demandant si l’étape prochaine ne rendrait pas impossible à terme la pratique du Bio.

Il faut ici rappeler que l’association Kokopelli a été condamnée à la fin 2006 pour vente de semences non inscrites. lien

Il y a donc bien menace de la biodiversité.

Car comme disait mon vieil ami africain :

« Celui qui s’instruit sans agir, laboure sans semer ».